Santé

12 astuces naturelles et efficaces contre les allergies aux pollens au printemps

Chaque printemps, des millions de Français voient leur quotidien bouleversé par les pollens de l’olivier, du platane, du frêne, du bouleau et de bien d’autres espèces, transportés par le vent. Vous en faites malheureusement partie ? Ce n’est pas une fatalité, des gestes simples et des remèdes éprouvés permettent de réduire considérablement l’intensité des manifestations allergiques saisonnières sans traitement médicamenteux, et ainsi mieux traverser cette période difficile. Voici 12 astuces naturelles et efficaces contre les allergies aux pollens au printemps.

Surveiller les alertes polliniques avant de sortir

Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) publie chaque semaine des bulletins précis sur les concentrations de pollens dans l’air à travers tout le territoire français. Lors des pics polliniques du bouleau, des graminées ou de l’ambroisie, le risque allergique peut atteindre un niveau très élevé dans plusieurs régions. Aussi, vous avez tout intérêt à consulter ces bulletins sur le site du RNSA avant d’organiser des activités en extérieur si vous êtes concerné ou avez parmi vos proches des personnes allergiques aux pollens.
D’après l’Assurance Maladie, les individus atteints de rhinite allergique saisonnière doivent avant tout penser à éviter le contact avec les substances  allergènes.

Le maintien des fenêtres fermées aux heures à risque

Les grains de pollen voyagent dans l’atmosphère en quantité massive, mais en particulier le matin entre 5h et 10h (bien que cela soit le moment où l’on a tendance à aérer), période à laquelle leur concentration dans l’air atteint un niveau maximal.
Sachez donc qu’il est préférable de laisser les fenêtres fermées à cette tranche horaire, appliquer cette astuce réduire nettement la quantité d’allergènes qui pénètrent dans votre appartement ou maison. En fin de journée, quand la dispersion des pollens dans l’air ambiant diminue, les personnes allergiques aux pollens ont tout le loisir d’ouvrir grand leurs portes et fenêtres.  

Se rincer le visage et laver les cheveux après une sortie

Vous avez certainement dû le remarquer pendant la saison printanière propice à la pollinisation (notamment lors des périodes de floraison intenses), les grains de pollen ont tendance à rester accrochés aux cheveux, à la peau et aux vêtements à la moindre sortie.
Puisqu’on ne peut pas sortir emmitouflé quand les beaux jours reviennent, la troisième astuce contre le pollen, somme toute logique, consiste à se rincer abondamment le visage et de laver les cheveux dès le retour à domicile, de manière à éliminer les allergènes accumulés sur le corps. Cela évite inutilement ces particules fines de se déposer sur les oreillers et les draps, où ils prolongeraient l’irritation des muqueuses nasales pendant la nuit. Pour minimiser les risques, les publics exposés doivent absolument changer et nettoyer leur tenue du jour.

Le séchage du linge en intérieur

Quand on étend le linge au soleil durant cette période, les textiles accumulent une grande quantité de pollens, notamment à l’origine de rhinites allergiques, d’irritations des muqueuses et de rougeurs oculaires. Une fois rentrés dans la maison, les draps et les vêtements contiennent alors de nombreux allergènes en capacité d’entraîner diverses réactions allergiques. Si cette pratique est commune, elle semble aggraver considérablement les symptômes de l’allergie au pollen chez de nombreux patients. La solution pour ceux souffrant de rhinite allergique saisonnière ? Un séchage en intérieur ou dans un sèche-linge des vêtements et autres pièces textiles.

Irriguer les fosses nasales avec du sérum physiologique

Autre méthode naturelle pour combattre le pollen : le lavage des fosses nasales au sérum physiologique. Cette pratique recommandée par les allergologues réduit l’écoulement nasal, la congestion nasale et les éternuements, puisqu’elle limite directement le contact entre les allergènes et les voies respiratoires.
Plusieurs fois par jour, pensez à utiliser un spray nasal salin pour préserver vos muqueuses et contenir les premières réactions inflammatoires. C’est d’autant plus conseillé après une sortie en extérieur, dans des conditions qui ne font qu’aggraver les symptômes (vent, temps chaud et sec, ou encore le retour du beau temps juste après la pluie).

Porter des lunettes de soleil enveloppantes en extérieur

Vos yeux sont très exposés aux allergènes transportés par le vent, et ils peuvent malheureusement développer une conjonctivite allergique au printemps, se manifestant de plusieurs façons : 

  • des démangeaisons oculaires ;
  • des rougeurs ;
  • des yeux rouges, qui piquent et/ou sont larmoyants. 

L’une des solutions naturelles pour éviter d’en arriver là ? Porter des lunettes de soleil à monture enveloppante (à l’image de la gamme Balorama chez Ray-Ban), qui vont former une barrière physique entre les grains de pollen présents dans l’air et la muqueuse oculaire. Si malgré tout vous êtes affecté, l’utilisation d’un collure antihistaminique aide à soulager ces troubles.

L’intégration d’aliments riches en quercétine dans son alimentation

La quercétine est un pigment végétal naturel présent dans les oignons, les pommes, les câpres et le raisin, et ce flavonoïde bénéficierait de propriétés anti-inflammatoires et antihistaminiques notables. Des recherches publiées par l’Inserm indiquent que cette molécule inhibe la libération d’histamine par les cellules du système immunitaire et diminue l’intensité des réactions allergiques. Par conséquent, les personnes allergiques aux pollens de graminées ou de bouleau gagneraient à adopter une alimentation enrichie en aliments contenant de la quercétine.

Miser sur la vitamine C, très favorable au système immunitaire

Connue notamment pour ses vertus sur la peau et son rôle dans la cicatrisation, la vitamine C intervient également dans le fonctionnement du système immunitaire et contribue à atténuer les réponses allergiques aux pollens saisonniers, selon plusieurs études scientifiques. Des travaux relayés par l’Inserm indiquent en effet que des apports suffisants en vitamine C abaissent les taux d’histamine dans le sang et atténuent les symptômes tels que les éternuements et le nez qui coule.
Quels aliments privilégier alors ? Nous pouvons citer les agrumes, le kiwi, le persil frais et le poivron, ils sont autant de sources naturelles et accessibles de cette vitamine au printemps. 

Découvrir les vertus de l’huile essentielle d’estragon

Moins connue que d’autres remèdes naturels, l’huile essentielle d’estragon attire pourtant l’attention des chercheurs pour ses propriétés antihistaminiques et anti-inflammatoires contre les allergies respiratoires. En aromathérapie, des travaux ont révélé que son inhalation aide à calmer les spasmes bronchiques et à atténuer la congestion nasale chez les adultes et enfants allergiques aux pollens. Si cette astuce pour lutter contre les allergies au pollen semble réellement efficace et peu coûteuse, son usage doit néanmoins demeurer encadré par un professionnel de santé, car certaines huiles essentielles présentent des contre-indications pour les femmes enceintes, les jeunes enfants et les personnes asthmatiques. 

L’adoption des probiotiques qui modulent la réponse immunitaire

La 10e astuce contre le pollen et les inconforts qu’il occasionne est de recourir aux probiotiques. Vous ignorez de quoi il s’agit ? Ce sont des micro-organismes vivants que vous connaissez peut-être alors sous le nom de ferments lactiques, présents entre autres dans les yaourts, le kéfir ou la choucroute. font l’objet d’un intérêt scientifique grandissant dans la prise en charge naturelle des allergies saisonnières. Débutée avant la saison pollinique, une cure de ces bactéries lactiques atténue la rhinite allergique, les éternuements et les picotements oculaires, rien que ça ! 

La tonte de la pelouse dans les périodes adéquates

La tonte d’une pelouse – opération d’entretien commune s’il en est – libère des quantités massives de pollens de graminées dans l’atmosphère, et ce phénomène est accentué par le réchauffement climatique et la pollution atmosphérique auxquels on fait face. Selon le RNSA, les pollens de graminées comptent parmi les allergènes les plus fréquemment responsables du rhume des foins, avec des pics de concentration très élevés entre mai et juillet.
Les gens souffrant d’allergie aux pollens doivent éviter la coupe de leur gazon elles-mêmes. Si elles ne peuvent pas faire autrement, elles ont intérêt à porter un masque filtrant ainsi que des lunettes de protection.

Envisager la désensibilisation par immunothérapie 

La désensibilisation allergénique représente le seul traitement capable de modifier durablement le cours naturel de l’allergie aux pollens, selon la Haute Autorité de Santé (HAS). Administrée par voie sublinguale ou injectable, elle expose progressivement le système immunitaire à des doses croissantes d’allergènes, favorisant une tolérance durable.
C’est une méthode très encadrée et qui s’inscrit dans le temps long, l’allergologue prescrit ce traitement après des tests cutanés destinés à identifier les pollens responsables, qu’il s’agisse des graminées, du bouleau ou de l’ambroisie. Sur trois à cinq ans, l’immunothérapie améliore nettement la qualité de vie des personnes souffrant de rhinite allergique sévère ou d’asthme pollinique.

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